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Le Togo accueille l’Atelier d’apprentissage inter-pays sur la santé mentale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre

Le Togo accueille l’Atelier d’apprentissage inter-pays sur la santé mentale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre
Le Togo accueille l’Atelier d’apprentissage inter-pays sur la santé mentale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre
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Lomé, 15 juillet 2026 – Le Gouvernement de la République Togolaise, en collaboration avec le Bureau régional de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l’Afrique, accueille du 15 au 18 juillet 2026 à Lomé l’Atelier d’apprentissage inter-pays sur la santé mentale en Afrique de l’Ouest et du Centre. , Cette rencontre régionale de haut niveau réunit des représentants de 26 pays africains, des partenaires techniques et financiers, des organisations de la société civile, des associations de personnes ayant une expérience vécue, des jeunes leaders et des experts en santé mentale. 

L’atelier s’inscrit dans le cadre des préparatifs du 7e Sommet ministériel mondial sur la santé mentale, qui sera accueilli par le Rwanda en 2027. Il vise à accélérer les progrès vers l’atteinte des objectifs régionaux fixés à l’horizon 2030 en matière de santé mentale. 

La santé mentale constitue aujourd’hui un défi majeur de santé publique dans la Région africaine de l’OMS. Près de 150 millions de personnes vivent avec un trouble mental dans la région, alors que les investissements, les ressources humaines spécialisées et l’accès aux services demeurent insuffisants. Le taux de suicide dans la région reste le plus élevé au monde, soulignant l’urgence d’une action coordonnée et multisectorielle. 

L’atelier de Lomé offre une plateforme unique permettant aux pays de partager leurs expériences, d’identifier les meilleures pratiques et de définir des stratégies concrètes pour renforcer leurs systèmes de santé mentale. Les discussions porteront notamment sur :
•    la lutte contre la stigmatisation et la discrimination liées aux troubles mentaux ;
•    la promotion de la santé mentale et la prévention des troubles mentaux ;
•    l’intégration des services de santé mentale dans les soins de santé primaires ;
•    le financement durable des programmes de santé mentale ;
•    le renforcement des ressources humaines ;
•    l’amélioration des systèmes d’information, de recherche et de surveillance ;
•    la santé mentale et le bien-être des enfants, des adolescents et des jeunes. 

À l’ouverture des travaux, le Dr Kokou WOTOBE, Secrétaire général du Ministère de la Santé, prenant la parole au nom du Ministre de la Santé, de l’Hygiène Publique, de la Couverture Sanitaire Universelle et des Assurances, Monsieur Jean-Marie Koffi Ewonoule TESSI, a réaffirmé l’engagement du Togo en faveur de la santé mentale. « La tenue de ces assises dans notre capitale ne relève pas d’un simple choix d’organisation. Elle traduit une conviction politique forte : la santé mentale ne doit plus demeurer à la périphérie de nos politiques publiques. Elle doit désormais être reconnue pour ce qu’elle est véritablement : un pilier de la santé globale, un enjeu de dignité humaine, un levier de cohésion sociale et une condition essentielle du développement durable. »

La nécessité d’investissements accrus demeure l’un des défis majeurs à relever pour l’atteinte des Objectifs de développement durable. 

« La santé mentale est bien plus qu'une simple absence de maladie ; elle est au cœur même de notre bien-être collectif, un droit humain fondamental qui nous permet de réaliser notre potentiel, de faire face aux stress de la vie et de contribuer pleinement à nos communautés. Pourtant, elle demeure trop souvent négligée, stigmatisée et insuffisamment financée. Dans la Région africaine, près de 150 millions de personnes vivent avec des troubles mentaux, neurologiques ou liés à l'usage de substances psychoactives. Le taux de suicide y est le plus élevé au monde. Ces chiffres ne sont pas des statistiques abstraites ; ils représentent des vies, des familles et des communautés entières qui souffrent en silence, souvent faute d'accès à des soins de qualité, » a souligné le Dr NOHOU Hamadou, Représentant de l’OMS au Togo.

« Le Plan d’action global de l’OMS pour la santé mentale 2013-2030, ainsi que le cadre régional africain pour sa mise en œuvre, tracent une voie claire : un leadership renforcé, des soins communautaires, la prévention, la promotion de la santé mentale, ainsi que de meilleurs systèmes de données et de redevabilité. Johannesburg et Lomé ne sont pas de simples réunions préparatoires ; ce sont des sessions de travail axées sur l’action au niveau des pays. Elles offrent aux pays un espace pour faire le bilan des progrès accomplis, identifier les lacunes et partager des solutions concrètes », a affirmé le Dr Mark van Ommeren, Chef de l'Unité santé mentale au siège de l’OMS.

L’organisation de cet atelier bénéficie du soutien de Wellcome Trust, partenaire mondial engagé dans la recherche et les politiques de santé. Grâce à son appui aux initiatives de santé mentale en Afrique, le Wellcome Trust contribue à renforcer les connaissances, promouvoir des interventions basées sur des données fiables et encourager des investissements susceptibles d’améliorer durablement le bien-être mental des populations. 

Selon la Dre Kate Martin, Responsable du développement du réseau et de la valorisation de l'expérience vécue de Wellcome, « Les obstacles à l'amélioration de l'accès aux soins de santé mentale sont d'ordre politique, financier, culturel et institutionnel. Leur prise en charge nécessite donc une action coordonnée à l'échelle de l'ensemble du système, ainsi qu'une collaboration étroite entre les décideurs politiques, les acteurs du plaidoyer, les personnes ayant une expérience vécue et les chercheurs, afin d'obtenir des changements significatifs. Ce que nous cherchons tous à atteindre, ce ne sont pas seulement des projets pilotes ou des plans d'action, mais des politiques qui soient effectivement financées, dotées en personnel et réellement mises en œuvre. Des politiques conçues avec et pour les personnes qui en ont le plus besoin. »

À l’issue de la rencontre, les pays participants élaboreront ou renforceront leurs feuilles de route nationales afin d’améliorer les systèmes et services de santé mentale et d’accélérer la réalisation des objectifs régionaux d’ici à 2030. Chaque pays présentera également une analyse de la situation nationale en matière de santé mentale pour orienter les futures actions et investissements. 

L’OMS, le Gouvernement togolais et le Wellcome Trust appellent les gouvernements, les partenaires techniques et financiers, les organisations de la société civile, les médias et les communautés à renforcer leur engagement afin de faire de la santé mentale une priorité de santé publique et de développement, contribuant ainsi à l’atteinte des objectifs régionaux de santé mentale à l’horizon 2030. Les acteurs sont appelés à lutter contre la stigmatisation et à garantir à chaque personne l’accès à des services de qualité.