Santé maternelle et infantile: le Cameroun fait son entrée dans le mécanisme de financement mondial en soutien à chaque femme et chaque enfant

Santé maternelle et infantile: le Cameroun fait son entrée dans le mécanisme de financement mondial en soutien à chaque femme et chaque enfant

Afin d’atteindre des progrès visibles dans  l’améliorationde la santé de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent, il s’est tenu dans la ville de Yaoundé, du lundi 26 au mardi 27 octobre 2015, un atelier de consultation nationale sur le mécanisme de financement mondial en soutien à chaque femme et chaque enfant (GFF).


La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Ministre de la Santé Publique, Mr André Mama Fouda, en présence du Secrétaire d’Etat en charge de la Lutte contre les Epidémies et les Pandémies, Mr Alim Hayatou, des membres du Gouvernement, de la Directrice des opérations de la Banque Mondiale au Cameroun, Mme Elisabeth Huybens, du Représentant de l’OMS au Cameroun, le Dr Jean-Baptiste Roungou, de la Représentante de l’UNFPA, Mme Barbara Sow, des partenaires bilatéraux, des Représentants de l’Alliance Gavi, et d’un parterre d’invités. Dans son discours d’ouverture, le Ministre de la Santé Publique,Mr André Mama Fouda, s’est réjoui de l’admission du Cameroun par la Banque Mondiale, dans le groupe des 10 pays du GFF, le 13 juillet 2015.

Il a indiqué que le GFF est un instrumentétatique créé pour accompagner les efforts des pays en matière de renforcement du système de santé,en se focalisant sur la santé de la mère et de l’enfant. « Pour les pouvoirs publics en effet, a-t-il poursuivi, le GFF représente une grande fenêtre d’opportunités car le taux de mortalité maternel et néonatal reste préoccupant. C’est pour cette raison, que, conscient de l’ampleur de la situation, le Cameroun s’inscrit dans tous les programmes en faveur de la mère et de l’enfant ».

Dans la suite de son propos, le Ministre de la Santé Publique a présenté quelques actions prises par le Gouvernement afin de réduire la mortalité maternelle et infantile, notamment : la mise à disposition des Kits obstétricaux dans les formations sanitaires, la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant, la vaccination etc. Aussi, il a souligné que le GFF permettra au Cameroun derenforcer la coordination des actions menées pour la santé de la mère et de l’enfant, d’avoir une meilleure lisibilité des instruments institutionnels, d’améliorer les formations sanitaires pour la cause, de renforcer l’approche sectorielle, d’être plus prévisible et d’avoir plus de financement. Pour conclure, le Ministre de la Santé Publique a indiquéque dans le cadre de la coordination, il ne sera pas créé une nouvelle plateforme juste pour le GFF.

Le GFF s’appuiera sur les différents programmes concernés qui existent déjà au sein de son département ministériel. Dans son propos, La Directrice des Opérations de la Banque Mondiale au Cameroun, Mme Elisabeth Huybens, asouligné que les missions du GFF créé en septembre 2014 ont identifié 63 pays pouvant bénéficier des financements visant à améliorer la santé et la qualité de vie des femmes, des adolescentes et des enfants. « Il a commencé avec 4 pays pionniers : l’Ethiopie, le Kenya, la Tanzanie et la RDC » a-t-elle poursuivi. Lors de la conférence internationale sur le financement du développement en juillet 2015, le Secrétaire Général de l’ONU, Mr Ban Ki Moon, ainsi que le Président du groupe de la Banque Mondiale, Mr Jim Kim ont publiquement annoncé la sélectiondu Cameroun à la deuxième vague des 06 pays bénéficiaires du mécanisme GFF.

Le Cameroun fait donc désormais partie des 10 pays bénéficiaires de ce projet dans le monde. Elle a également précisé que le Cameroun a été sélectionné du fait de son fort leadership en matière de santé, mais aussi grâce aux résultats très satisfaisants obtenus parla mise en place de stratégies innovantes de financement de la santé et plus concrètement de l’approche du Financement Basé sur les Résultats (PBF). « Aussi, le GFF est un projet quicontribue à des efforts qui pourraient prévenir entre 2015 et 2030 jusqu’à 3.8 millions de décès des mères, 101 millions de décès d’enfants et 21 millions de décès néonataux dans les 63 pays lourdement touchés » a-t-elle souligné.Pour conclure, La Directrice des Opérations de la Banque Mondiale au Cameroun a indiqué qu’en faisant partie du GFF, le Cameroun pourra bénéficier de Fonds fiduciaires pour un montant se situant entre 20 et 30 millions de dollars US avec une possibilité de financement additionnel de 5 à 10 millions de dollars US, spécialement lié à l’enregistrement et auxstatistiques vitales.

Dans son allocution, le Représentant de l’OMS, le Dr Jean-Baptiste Roungou, a souligné que l’inscription du Cameroun au Global Financing Facility (GFF) de la Banque Mondiale est non seulement la reconnaissance desefforts du Cameroun en matière de santé publique, mais égalementune marque du leadership du Ministre de la Santé Publique qu’il a appelé « la méthode Mama Fouda ».En effet, il s’est réjoui de cette méthode qui consiste en deux éléments essentiels : la concertation inclusive sur les grands dossiers et le processus de décision consensuelle. Dans la suite de son propos, il a rappelé un autre processus inclusif qui est en chantier, notamment, l’élaboration de la nouvelle Stratégie Sectorielle deSanté (SSS) 2016-2027. A ce sujet, il a indiqué que le GFF est une opportunité de développerune stratégie de financement pour la SSS dans sa globalité, car « il ne fait aucun doute que le GFF trouvera un point d’ancrage au sein de la SSS et nous sommes convaincus que les débats pendant cette consultation, iront, entre autres dans ce sens » a-t-il poursuivi.

Par la suite, le Dr Jean-Baptiste Roungou a indiqué qu’il est tout aussi important de prévoir une démarche plus élargie sur le financement de la santé et les mécanismes y relatifs. Il pourrait par exemple s’agir de consultations organisées de la base vers le sommet afin que toutes les parties prenantes aient une meilleure compréhension des enjeux et des objectifs et adhèrent à une vision commune mobilisatrice de toutes les sensibilités et potentialités dans le cadre du progrès vers l’émergence à l’horizon 2035. « C’est dans ce même cadre aussi que pourra être débattue l’approche de la couverture sanitaire universelle si chère à mes deux Patronnes, Dr Margaret Chan, Directeur Général de l’OMS et Dr Matshidiso Moeti, Directeur régional de l’OMS pour l’Afrique » a-t-il ajouté. A la fin de son propos, il a souligné que le financement basé sur la performance (PBF) doit être institué selon le contexte du Cameroun ; car le PBF au Ghana n’est pas le même au Rwanda ou au Burkina Faso. « C’est dire que la pensée du « One size fits all » n’est plus d’actualité » a-t-il conclu.

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Pour plus d'informations, prière de contacter:

Dr Jean-Baptiste Roungou, WR E-mail:  wcoafcm [at] who.int

Dr Mbam Mbam Léonard, NPO/DPC E-mail:  mbaml [at] who.int 

Dr Irène  Emah NPO/FHP ai Email:  yakanandjoumair [at] who.int 

Dr Gerald Sume, NPO/EPI Email:  sumeetapelongg [at] who.int 

Dr Hubert Wang, NPO/TUB E-mail:  hubertw2013 [at] gmail.com 

Mme Barbara Etoa, NPO/HIP E-Mail:  etoankonob [at] who.int;

Mlle Soterine Tsanga, A/HIP E-Mail:  tsangas [at] who.int;

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Ci-dessous:

01. Le Ministre de la Santé Publique, Mr André Mama Fouda préside la cérémonie avec ses homologues, les Ministres des Enseignements Secondaires, Mr Ngalle Bibehe Masséna Jean Ernest et de la Promotion de la Femme

02. La Directrice des opérations de la Banque Mondiale au Cameroun, Mme Elisabeth Huybens décrit le GFF

03. Photo de famille

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