Kondrobo – Être acteur de sa propre santé est l’approche prônée par la Côte d’Ivoire en organisant des dialogues communautaires dans des localités éloignées des grandes agglomérations.
Ces échanges avec les communautés locales portent notamment sur la santé et le bien-être en général, la santé sexuelle et reproductive, la santé mentale et le dialogue intergénérationnel en particulier.
Pour son deuxième dialogue communautaire depuis le démarrage du projet communautaire avec l’appui de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en début 2025, le village de Kondrobo a accueilli pendant trois jours une équipe conjointe du ministère de la Santé et de l’OMS.
À travers des groupes de discussion réunissant jeunes, femmes et hommes, la communauté, avec l’accompagnement des experts, a pu elle-même identifier les obstacles à l’accès aux services de santé. Dix engagements ont ainsi été pris pour améliorer l’état de santé des populations.
« Les femmes enceintes ne vont pas très vite au dispensaire. Elles attendent parfois cinq mois avant de partir, alors que le dispensaire est juste à un kilomètre de notre village. Et c'est l’un des problèmes que nous voulons résoudre. »
« Ensemble, nous avons exploré des pistes de solutions qui sont les plus adaptées », a indiqué Alban Kouamé N’Guessan, chargé du renforcement de la participation communautaire à la direction de la santé communautaire du ministère de la Santé de Côte d’Ivoire.
« Lors de telles activités, nous avons la participation des leaders communautaires. Avec leur implication, nous obtenons une amélioration de la qualité de la prise en charge face à certaines pathologies. »
« Nous leur avons expliqué qu’une fois l'implant est posé, il ne se déplace pas, il ne se perd pas dans le corps. Nous avons également profité pour donner la bonne information concernant toutes les méthodes contraceptives. »
Pour respecter les consultations prénatales obligatoires, Armand N’Guessan, de son coté, propose une approche communautaire surtout pour les jeunes couples. « Les parents de la femme et du monsieur ont l’obligation de s’assurer que la femme enceinte respecte ses rendez-vous pourque la grossesse soit bien suivie afin d’accoucher dans de bonnes conditions. »
A Kondrobo, dix engagements ont été pris, notamment : l’abandon de l’utilisation des médicaments traditionnels avant l’accouchement, et l’automédication surtout pendant la grossesse, le recours à la contraception pour espacer les naissances, la promotion de l’allaitement maternel exclusif, le soutien aux personnes souffrant de troubles mentaux et le renforcement du dialogue parents-enfants pour prévenir les grossesses précoces, les IST, le VIH/sida et la déscolarisation.
Chargée de communication
Bureau régional pour l'Afrique
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