Le Bénin accueille la 1ière réunion annuelle de revue et de planification de l’initiative pour l’accès à la sante sexuelle et reproductive et aux droits connexes en Afrique

(Cotonou, le 27 Novembre 2019). L’hôtel Azalai de la capitale économique a servi de cadre à la cérémonie d’ouverture officielle de cette importante réunion réunissant une centaine de participants/tes venus de onze (11) pays situés au sud du Sahara. Il s’agit de la Tanzanie, de la Sierra Leone, du Nigeria, du Niger, du Mali, de la Guinée, du Kenya, de la RDC, de l’Afrique du Sud, du Rwanda, du Burkina-Faso et du Bénin.

Une cérémonie empreinte de solennité et haute en couleurs a marqué le démarrage des travaux présidée par Dr Pétas AKOGBETO, Directeur de Cabinet du Ministre de la Santé entouré de Dr Triphonie NKURUNZIZA, Conseillère régionale chargée de la Santé Maternelle et Reproductive au Bureau Régional de l’OMS pour l’Afrique et de Madame Mary Lyn Gaffield, spécialiste de la Planification Familiale au Siège de l’OMS à Genève en Suisse.

Les deux interventions prononcées à cette occasion ont notamment mis l’accent sur la nécessité de concentrer les efforts sur la fourniture de soins adaptés aux femmes exposées à divers risques dont les grossesses non désirées ; le renforcement des capacités régionales en vue de la mise en œuvre des lignes directrices de l’OMS sur les interventions d’auto prise en charge en matière de santé sexuelle, reproductive et des droits connexes (SRHR). Il s’agit notamment, des nouvelles recommandations relatives à la contraception hormonale pour les femmes exposées à un risque élevé d’infection par le VIH. 

Au nom de la Directrice Régionale de l’OMS pour l’Afrique, Dr Triphonie NKURUNZIZA a insisté sur l’un des objectifs essentiels de la présente réunion régionale, de faire le point des progrès accomplis, de discuter des défis à relever et d’identifier les solutions pratiques permettant de renforcer la mise en œuvre de l’initiative de promotion et de protection de la santé sexuelle, reproductive et droits connexes dans la Région africaine.

Selon la Conseillère régionale, « cette initiative qui a été lancée dans le cadre de la Couverture sanitaire Universelle (CSU) met l’accent sur la prestation d’une gamme complète de services liés à la santé sexuelle et reproductive et aux droits connexes. Cette initiative cible de manière spécifique, les populations les plus vulnérables et les personnes qui vivent en situation de crise humanitaire. Elle cible en priorité, les pays confrontés à une forte charge de grossesses non désirées et ses corollaires et qui ont manifesté leur volonté à éliminer les décès maternels liés à ces causes évitables » fin de citation.

Les quatre (4) pays suivants ont été sélectionnés pour la première phase initiale prévue en 2019 : Afrique du Sud, Bénin, Burkina Faso et Rwanda. L’OMS indique que ce programme devra s’étendre progressivement à d’autres pays de la Région africaine. La réunion de Cotonou est aussi l’occasion pour diffuser les lignes directrices de l’OMS sur les interventions d’auto prise en charge en matière de santé sexuelle et reproductive et droits connexes. Il s’agira également de faire connaître les recommandations relatives à la contraception hormonale pour les femmes présentant un risque élevé d’infection par le VIH.

 Enfin, Dr Triphonie NKURUNZIZA a précisé qu’à Cotonou, les participants/tes auront l’occasion de discuter de la mise en œuvre du projet « Accélérateur » de la Planification Familiale de l’OMS, soutenu au plan financier par la Fondation Bill et Melinda Gates et centré sur la Planification Familiale du Post Partum.

Le projet « Accélérateur » cible prioritairement huit (8) pays de la Région Africaine pour la période 2019-2022 : RDC, Guinée, Kenya, Madagascar, Mali, Niger, Nigeria et Tanzanie.

En procédant à l’ouverture officielle des présents travaux au nom du Ministre de la Santé, son Directeur de Cabinet a adressé ses vifs remerciements aux participants/tes pour leur présence à Cotonou qui s’inscrit dans le cadre de la revue annuelle et de planification des interventions de l’initiative de la santé sexuelle et reproductive et droits connexes.  Selon Dr Pétas AKOGBETO, les taux de morbidité et de mortalité maternelle demeurent encore assez élevés dans la plupart des pays africains.

Le Directeur de Cabinet du Ministre de la Santé a indiqué qu’au Bénin, l’enquête démographique et de santé (EDS,2018), la mortalité maternelle est de 391 pour 100.000 naissances vivantes qui n’a pas varié de manière significative depuis plus de 20 ans, pour une cible attendue de 70 décès pour 100.000 naissances vivantes en 2030 conformément aux ODD. La prévalence contraceptive pour les méthodes modernes demeure faible (12%), quoique ayant connu des avancées significatives ces dix (10) dernières années. Cette situation est selon lui, superposable aux réalités de bon nombre de pays africains. C’est dire, a-t-il précisé que « le défi qui est devant nous est énorme mais surmontable »

Le Directeur de Cabinet du Ministère de la Santé a souligné que « les engagements pris par les différents pays africains vis-à-vis des Objectifs de Développement Durable (ODD) doivent nous amener à prendre des mesures plus hardies contre les causes de décès maternels, connues de nous à savoir : les hémorragies (25%), les éclampsies (12%), les infections (15%) et les avortements (13%).

Les actions à mettre en œuvre sont à notre portée a-t-il souligné et doivent pouvoir assurer l’accès aux services de santé sexuelle et de la reproduction à tous et à toutes et donner le libre et éclairé choix à chaque fille ou à chaque femme d’avoir une sexualité libre et éclairée, responsable, sans violence, sans discrimination et dans le respect des droits humains et il est de nos devoirs de veiller à cela », fin de citation. Les travaux se sont poursuivis sans relâche jusqu’au Vendredi 29 Novembre 2019.  

Cérémonie d'ouverture
Credits
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