La séance d’information du Corps diplomatique accrédité en République du Congo sur le COVID-19

Soumis par sarkisn@who.int le ven 03/04/2020 - 08:30

 

Mot d'ouverture du directeur régional de l'OMS pour l'Afrique, le Dr Matshidiso Moeti

 

Excellence Madame Marie-Charlotte Fayanga, Doyenne du Corps diplomatique,

Excellence Monsieur le Ministre des affaires étrangères, de la coopération et des Congolais de l’étranger,

Excellence Madame la Ministre de la Santé, de la Population, de la Promotion de la femme et de l'Intégration de la femme au développement

Excellences Mesdames et Messieurs les membres du Corps diplomatique accrédité en République démocratique du Congo et en République du Congo,

Chers collègues,

Bonjour.

Je vous remercie d’avoir honoré notre invitation à participer à la présente séance d’information, qui porte sur la pandémie due à la maladie à COVID-19 dans la Région africaine et sur le rôle que joue l’OMS dans la riposte à cette pandémie.

Je me réjouis des relations étroites qui existent entre le Corps diplomatique accrédité au Congo, le bureau pays de l’OMS et le Bureau régional. Ces relations sont plus que jamais appréciées à leur juste valeur, d’autant plus que nous avons besoin de solidarité pour riposter à la pandémie actuelle de COVID-19.

La situation qui prévaut actuellement est préoccupante.  Nous constatons tous que l’épidémie progresse très rapidement sur le continent. Le premier cas confirmé dans la Région africaine de l’OMS (constituée principalement de l’Afrique subsaharienne et de l’Algérie) a été notifié le 26 février 2020 en Algérie soit plus de cinq semaines. Depuis lors, 39 pays de la région ont rapporté 3500 cas et 77 décès.

L’Afrique du Sud est de loin le pays le plus touché, avec plus de 1300 cas d’infection. Viennent ensuite l’Algérie (511 cas), le Burkina Faso (246 cas), la Côte d’Ivoire (169 cas), le Sénégal (162 cas), le Ghana (152 cas), le Cameroun (139 cas), le Nigéria (111 cas) et l’ile Maurice (107 cas). En Afrique du Sud, au Sénégal, au Burkina Faso, au Cameroun et au Nigéria, nous assistons désormais à une transmission locale ou communautaire de la maladie.

Les autres pays touchés ont moins de 100 cas confirmés. Parmi ces pays, 15 ont recensé moins de 10 cas. Parallèlement, nous devons reconnaître que le nombre de cas confirmés peut être sous-estimé eu égard aux capacités limitées en matière de recherche des cas et de dépistage.

La mise en œuvre des mesures de confinement dans les pays, l’impact de ces mesures sur les populations et les actions de sante publique, les mesures de mitigation à mettre en œuvre et le rôle crucial de l’OMS, des partenaires techniques et financiers sont autant de thématiques importantes que j’aborderai dans ma présentation.

Je voudrais terminer mon propos liminaire en soulignant ici l’importance cruciale de la mise en œuvre des actions de sante publique au même moment que les mesures de restriction en cours et en réitérant la disponibilité de l’OMS et des autres partenaires techniques et financiers à accompagner les efforts des gouvernements dans la lutte contre cette pandémie de COVID-19.

Je vous remercie de votre attention.