Le Sénégal autoévalue ses capacités nationales de mise en œuvre du RSI (2005)

22 septembre 2016 - Une des obligations des Etats membres de l’OMS, dans le  cadre de la mise œuvre du Règlement sanitaire international (2005), est de renforcer les  capacités nationales à prévenir, détecter et riposter rapidement à des menaces pour la santé publique, qu’elles soient naturelles, délibérées ou accidentelles. Ainsi, depuis plus de six mois, le Sénégal  s’est engagé dans l’exercice d’auto-évaluation des capacités nationales RSI visant à mesurer les progrès accomplis, à identifier les gaps et faire des recommandations pour améliorer la situation, par l’utilisation de l’outil d’évaluation extérieure conjointe (JEE).

Celle-ci est basée sur la participation volontaire du pays, une approche multisectorielle, la transparence, la disponibilité des données, le partage d’informations et la publication de rapports. Une équipe d’évaluation externe conjointe est attendue à Dakar à la fin du mois de novembre 2016 pour le partage et la validation technique du rapport national par les experts locaux et internationaux. 

Le Sénégal est l’un des premiers pays francophones de la Région africaine de l’OMS à avoir engagé l’auto-évaluation des capacités nationales RSI. Une série d’ateliers a été organisée, avec la participation des représentants de la Primature, des départements ministériels concernés, notamment ceux  chargés de la Santé, de l’Elevage, de l’Agriculture, de l’Environnement, du Commerce, de structures tels que le Centre des opérations d’urgence sanitaire (COUS), la Direction des Laboratoires, la Protection civile, les laboratoires vétérinaires, l’Agence nationale de Biosécurité, l’Institut Pasteur,  les Services de contrôle sanitaire aux frontières aériens et maritimes,  et d’organismes partenaires (OMS, FAO, Banque mondiale, USAID, CDC, PATH, DTRA).

Ces ateliers ont permis d’informer les participants sur le processus JEE, de mettre en place les commissions chargées d’évaluer les 19 domaines d’action, de partager l’outil d’évaluation des capacités nationales RSI. Celui-ci permet d’apprécier le niveau de performance pour chaque domaine et  l’attribution d’un score, de justifier le choix du score par un argumentaire basé sur l’analyse de la situation, d’identifier les forces, de formuler des recommandations pour maintenir les acquis, améliorer le niveau de performance et d’indiquer les documents de référence.  Pour la consolidation des données de l’auto-évaluation des capacités nationales RSI, une rencontre de la Task Force nationale s’est tenue du 20 au 22 septembre 2016. La quarantaine de participants a partagé  les résultats des travaux des 19 commissions mises en place pour évaluer les domaines d’action définis, compléter les informations, intégrer les feed-back et produire un rapport préliminaire. 

Les prochaines étapes sont, notamment,  la restitution des résultats au Comité national de gestion des épidémies (CNGE) et la finalisation du rapport préliminaire par le Comité restreint mis en place par le Ministre de la Santé et de l’Action sociale.

Au nom du  Pr Awa Marie COLL SECK, Dr Ibrahima SECK, Conseiller technique N° 1 du Ministre de la Santé et de l’Action sociale, a remercié le Représentant de l’OMS et tous les autres partenaires techniques et financiers pour leurs contributions.

De son côté, le Représentant de l’OMS, Dr Deo NSHIMIRIMANA, a souligné que l’évaluation des capacités nationales RSI n’est pas un audit. Il s’agit plutôt de mesurer le niveau actuel de performance, d’identifier les gaps  à combler par le Gouvernement, avec l’appui des PTF. Il a insisté sur la nécessité de réussir l’exercice pour, d’une part, préserver la crédibilité des parties prenantes, et, d’autre part, permettre aux autres pays qui n’ont pas encore fait l’exercice de s’inspirer de l’expérience du Sénégal.

En mission au Sénégal dans le cadre de la supervision des centres de surveillance épidémiologique, une délégation de  l’OOAS est venue apporter ses encouragements au Sénégal pour avoir entrepris l’exercice d’auto-évaluation des capacités RSI. Elle était composée de Mr Koku Sika DOGBE, Coordonnateur du projet WARDS sur le renforcement de la Surveillance épidémiologique et du Dr Félicité CHOKKI-LALEYE, Chargée de la Prévention et de la Réponse aux épidémies et urgences. Le Représentant de l’OMS a remercié les membres de la délégation pour  leur soutien  et   mis en exergue la qualité de la collaboration entre l’OMS et l’OOAS.

________________________________

Contact:

Mr Khalifa MBENGUE, HPR, E-mail : mbenguek [at] who.int; Tél : 221 869 59 44, P : 221 77 545 83 81

________________________________

01 Le Conseiller technique N°1 du Minitsre de la Sante et de lAction sociale (au milieu)

02 Les membres de la délégation de lOOAS et le Representant de lOMS (à droite)

03 Les participants à latelier de la Task Force

Cliquez sur l'image pour l'agrandir