Introduction du vaccin contre les diarrhées à rotavirus dans la vaccination de routine et engagement des préfets en faveur de la vaccination

Dans le cadre de la mise en œuvre de sa déclaration concernant « 2017, année de la vaccination », la Côte d’Ivoire vient d’organiser deux activités majeures : l’introduction dans la vaccination de routine, du vaccin contre les diarrhées à rotavirus et l’engagement des Préfets des régions et des districts en faveur de la vaccination.

1. La Côte d’Ivoire introduit dans la vaccination de routine un vaccin efficace contre les diarrhées aiguës sévères du jeune enfant, dues aux rotavirus

Dans le programme d’action mondiale pour la survie de l’enfant, les diarrhées représentent la deuxième cause de mortalité chez l’enfant de moins de 5 ans avec 10% des décès chaque année dans cette tranche d’âge. Pourtant, bien que les maladies diarrhéiques soient évitables et peuvent être traitées par des moyens peu coûteux, les  progrès enregistrés dans la réduction de leur incidence chez l’enfant au cours des dernières années, restent encore très faibles.

Les rotavirus sont la principale cause de diarrhée sévère chez le jeune enfant, et la vaccination contre les infections à rotavirus est l’une des stratégies majeures dans la lutte contre la diarrhée infantile à l’échelle mondiale. C’est pourquoi, l’OMS recommande aux pays d’inclure la vaccination antirotavirus dans leurs programmes nationaux de vaccination systématique.

Aussi, la Côte d’Ivoire qui a déclaré « 2017, année de la vaccination », a choisi la date du 16 mars 2017 pour l’introduction officielle du vaccin contre les diarrhées à rotavirus dans le calendrier vaccinal systématique du Programme élargi de vaccination.  La cérémonie officielle a eu lieu à Yamoussoukro, capitale politique, située à environ 230 Km au Nord d’Abidjan. Elle a été placée sous le Haut patronage de M. le Premier ministre, représenté par  le Ministre d’Etat auprès du Président de la république en charge du dialogue politique et des relations avec les institutions, Jeannot Kouadio Ahoussou et regroupé, autour de la Ministre ivoirienne de la santé et de l’hygiène publique, Raymonde Goudou Coffie, tous les partenaires de la vaccination en Côte d’Ivoire, avec l’OMS comme chef de file.

La diarrhée, dont environ 1,7 milliard de cas  sont enregistrés chaque année dans le monde, constitue l’une des grandes causes de malnutrition chez l’enfant de moins de cinq ans. La Côte d’Ivoire n’échappe pas à cette situation. « Les maladies évitables par la vaccination demeurent parmi les causes importantes de morbidité et de mortalité dans notre pays, c’est le cas des diarrhées à rotavirus», a dit la Ministre Raymonde Goudou Coffie. Elle a aussi rassuré les familles et les communautés de  la disponibilité au niveau du pays de vaccins contre plusieurs maladies y compris les diarrhées à rotavirus. « Le Gouvernement, à travers le ministère de la santé et de l’hygiène publique, s’est engagé à faire en sorte que chaque enfant ivoirien ait accès à tous les vaccins quel que soit le statut social de ses parents », a-t-elle précisé.

Présent à cette cérémonie, le Représentant de l’OMS en Côte d’Ivoire, le Docteur Jean-Marie Vianny Yameogo, au nom de tous les partenaires de la vaccination en Côte d’Ivoire, s’est réjoui de l’introduction du vaccin antirotavirus dans la vaccination de routine, en précisant que « cela aura un impact aussi bien au plan sanitaire que social dans le pays, car cela va non seulement sauver la vie des enfants mais aussi réduire considérablement le fardeau sanitaire et économique que représentent les infections à rotavirus  et contribuer ainsi, à réduire la pauvreté et promouvoir la croissance économique ».

Parlant de la vaccination, le Représentant de l’OMS en Côte d’Ivoire affirme « qu’elle offre alors le meilleur espoir pour la prévention des infections sévères à rotavirus. Ce vaccin a permis à l’Afrique du sud, premier pays sur notre continent à l’avoir introduit dans son calendrier vaccinal de routine en 2009, de réduire de près de 69%, les hospitalisations dues aux diarrhées à rotavirus ».

En plus de la vaccination, les interventions visant à prévenir la diarrhée, notamment l’accès à l’eau potable, l’utilisation de services d’assainissement améliorés et le lavage des mains au savon, peuvent réduire le risque de maladie.

2. Engagement du corps préfectoral, des régions et des districts en faveur de la vaccination

Lors de l’épisode de l’épidémie de la maladie à virus ébola en Afrique de l’Ouest, le corps préfectoral avait affiché de bonnes intentions de collaboration avec le Gouvernement. Les Préfets, Sous-Préfets et Secrétaire Généraux de Préfecture avaient fait leur cette lutte contre le virus Ébola. Leur engagement aux côtés du Gouvernement, à travers le ministère de la santé avait été déterminant car ils ont joué un rôle essentiel et primordial dans la mobilisation sociale et le plaidoyer auprès des communautés.

Fort de cette expérience, la Ministre ivoirienne de la santé et de l’hygiène publique, Raymonde Goudou Coffie, a voulu relancer  cette excellente collaboration mais cette fois en faveur de la vaccination. C’est ainsi qu’elle a rencontré à Yamoussoukro, le 16 mars 2017, l’ensemble du corps préfectoral du pays, à la faveur de la cérémonie officielle de lancement de l’introduction du vaccin contre les diarrhées à rotavirus. Cette concertation a eu lieu dans les locaux de l’hôtel Président.

Au cours de cette rencontre, la Ministre Raymonde Goudou Coffie a rappelé le rôle très important joué par les préfets dans la sensibilisation des populations sur le respect des mesures préventives mises en place par le Gouvernent pour lutter contre la maladie à virus Ebola qui sévissait dans deux pays voisins de la Côte d’Ivoire. Elle a réitéré ses remerciements à leur endroit et les a  invité  « à garder  cet engagement et  cette détermination en faveur de la vaccination afin d’aider à lever tous les obstacles à l’atteinte des enfants sur le territoire national ».

La Ministre de la santé avait un soutien de poids, en la personne du Ministre d’Etat auprès du Président de la république, en charge du dialogue politique et des relations avec les institutions, Jeannot Kouadio Ahoussou représentant le Premier ministre et par ailleurs Président des assemblées des régions et districts de Côte d’Ivoire. Il a demandé à ses pairs de soutenir l’engagement des Préfets et Sous-Préfets et les a exhorté en ces termes : « Je voudrais inviter les représentants des conseils généraux ici présents dans la salle, d’être aux côtés des Préfets et de pouvoir appuyer tout le corps Préfectoral dans cette activité de vaccination … j’engage donc les régions et les districts à accompagner les préfets dans la réalisation de cet objectif ».

Le Représentant de l’OMS en Côte d’Ivoire, Dr Jean Marie Vianny Yameogo a profité de cette tribune pour réaffirmer « l’engagement des partenaires à soutenir  financièrement et techniquement la vaccination qui constitue une porte d’entrée pour la mise en œuvre des autres programmes de santé publique ; le programme de vaccination reste le seul programme de santé qui amène les mères à avoir au moins cinq contacts avec les services de santé. Ces cinq contacts permettent non seulement d’administrer les vaccins mais aussi de passer d’autres messages visant l’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant».

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Pour plus d'informations, prière de contacter :

M. Koné Souleymane, Chargé de programme, Promotion de la santé, Communication, Plaidoyer, Lutte contre le tabagisme, Tel : +225 – 22 51 72 00 / 22, Cel : +225 – 07 14 83 93, Email : koneso [at] who.int
Ci-dessous:

01. Le Représentant de lOMS administre une dose du vaccin antirotavirus à un enfant

02. Les Préfets autour des membres du gouvernement et des partenaires ont pris lengagement de simpliquer dans la sensibilisation

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