Rencontrez Gaël Kaniki, assistant en charge du budget au bureau de l’OMS en RDC
Kinshasa - Les équipes des finances sont au cœur du succès de chaque intervention et contribuent directement à l’impact de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en République démocratique du Congo. Dans le cadre de notre nouvelle série d’entretiens et portraits mensuels, nous mettons en lumière celles et ceux qui rendent possible, au quotidien, la mise en œuvre de notre mandat et de l’agenda de santé publique en RDC. Pour cette première édition, nous nous sommes entretenus avec Gaël Kaniki Kalala, assistant en charge du budget au Bureau pays. Il nous ouvre les portes de son quotidien, partage son engagement et rappelle que derrière chaque action de l’OMS, se cache une planification minitieuse et un suivi budgétaire rigoureux.
Pouvez-vous vous présenter en quelques mots et nous dire quel est votre rôle au sein de l’OMS en RDC ?
Je m’appelle Gaël Kaniki Kalala. Je suis titulaire d’un Master en administration des affaires et en sciences économiques et je cumule plus de huit ans d’expérience dans la gestion administrative, financière et budgétaire au sein d’organisations internationales. Au sein de l’OMS en RDC, j’occupe la fonction d’Assistant en charge du budget. Chaque jour, je veille à la gestion optimale des ressources financières du bureau pays et j’accompagne les équipes dans la planification ainsi que dans le suivi budgétaire afin de garantir que chaque dollar investi génère le plus grand impact possible sur la santé publique. Mes collègues me décrivent souvent comme quelqu’un de rigoureux, orienté vers les résultats et profondément attaché au travail bien fait : quelqu’un qui aime « faire avancer les choses ».
Qu’est-ce qui vous a motivé à rejoindre l’OMS et à travailler dans le domaine de la santé publique ?
Ce qui m’a poussé à rejoindre l’OMS, c’est un déclic que j’ai eu bien avant d’y travailler. Un jour, lors d’une mission avec une organisation partenaire, j’ai vu comment une simple décision logistique ou budgétaire pouvait accélérer — ou retarder — une intervention de santé. À ce moment là, j’ai compris que même en étant du côté administratif et financier, on pouvait avoir un impact direct sur la vie de milliers de personnes. Quand j’ai intégré l’OMS, dès mes premiers jours, j’ai été frappé par l’énergie du bureau : des équipes passionnées, en mouvement constant, prêtes à répondre à une urgence ou à planifier plusieurs mois d’activités pour protéger les communautés. Voir comment chaque ligne budgétaire se transforme en actions concrètes — une campagne de vaccination, une formation, une mission sur le terrain — m’a profondément motivé.
À quoi ressemble une journée « typique » pour vous — entre chiffres, réunions et réalités du terrain ?
Une journée typique à l’OMS est un savant équilibre entre analyses financières pointues et échanges constructifs avec les équipes programmes. Chaque matin, je débute par un tour d’horizon rapide de la situation financière du bureau, ce qui me permet d’identifier immédiatement les priorités du jour. Je m’attèle ensuite à anticiper les risques, orienter les équipes vers une utilisation optimale des ressources et faciliter les processus afin que les activités sur le terrain avancent sans blocage. Mais le cœur de mon travail se situe aussi dans ce que l’on ne voit pas toujours : identifier les signaux d’alerte avant qu’ils ne deviennent des problèmes, analyser et partager la situation financière avec des recommandations claires, simplifier des règles parfois complexes en étroite collaboration avec les équipes programmes. À la fin de la journée, quand tout s’enchaîne bien — qu’un budget est approuvé, qu’une activité peut enfin démarrer — je me dis que mon rôle, même en coulisses, permet au terrain d’avancer et c’est ça qui rend chaque journée aussi intense que motivante.
Quel projet, ou moment récent vous a rendu particulièrement fier dans votre travail et quel message aimeriez-vous partager à toute personne, tout jeune qui rêve d’intégrer l’OMS ?
Un moment dont je suis particulièrement fier est ma participation comme formateur et facilitateur dans l’utilisation de Workday et de SAP Concur, deux plateformes respectivement pour la gestion du capital humain et des voyages à l’OMS. Accompagner mes collègues dans l’adoption de ces outils a été une expérience enrichissante : j’ai pu partager mes connaissances, répondre aux questions et les voir gagner en autonomie et en confiance. Être appelé "Prof" ou "Coach" m’a profondément touché, car cela reflète l'impact de mon engagement et de ma passion pour le partage des connaissances sur les équipes. À celles et ceux qui rêvent de rejoindre l’OMS, je souhaite adresser un message d’encouragement : chaque étape de votre parcours vous rapproche de la possibilité d’avoir un impact sur des millions de vies. Les défis sont immenses, mais avec passion, intégrité et persévérance, chaque contribution, aussi modeste soit-elle, participe aux efforts visant à améliorer la santé mondiale.