Renseignements de Pays

    Data & Statistics

    cog
    Total population (2015) 4,620,000
    Gross national income per capita (PPP international $, 2013) 4
    Life expectancy at birth m/f (years, 2015) 63/66
    Probability of dying under five (per 1 000 live births, 0) n/a
    Probability of dying between 15 abd 60 years m/f (per 1 000 population, 2013) 288/245
    Total expenditure on health per capita (Intl $, 2014) 323
    Total expenditure on health as % of GDP (2014) 5.2

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    Country Health Topics

    Le Profil de Santé du Pays présente un aperçu de la situation et des tendances des problèmes de santé prioritaires, ainsi que le profil du système de santé, y compris une description des cadres institutionnels, des tendances de la réponse nationale, et des principaux problèmes et défis. Son objet est de promouvoir la prise de décisions fondées sur des bases factuelles dans le domaine de la santé, en recourant à une analyse approfondie et rigoureuse de la dynamique de la situation sanitaire et du système de santé du pays.

    Le Profil de Santé du Pays est mis à jour sur une base régulière. 

    • Accès aux médicaments

      L'analyse de la situation du secteur pharmaceutique réalisée en 2003 avait fait ressortir un certain nombre de problèmes prioritaires dont la résolution nécessitait l'élaboration d'un cadre de référence permettant au Gouvernement, aux différents acteurs et partenaires du secteur pharmaceutique d'orienter et de coordonner leurs interventions.

      La politique pharmaceutique nationale a ainsi été élaborée et adoptée en mai 2004 afin de : (i) assurer un développement harmonieux du secteur de la pharmacie et de la biologie médicale, (ii) améliorer la disponibilité, l'accessibilité des populations aux médicaments, (iii) garantir la qualité des médicaments et des réactifs de laboratoire et (iv) assurer un usage rationnel des produits du domaine pharmaceutique. Un plan de mise en œuvre a été élaboré en novembre 2005, fixant les responsabilités et les délais.

      En 2006, une évaluation du secteur pharmaceutique conduite avec l'appui technique et logistique de l'OMS a révélé une faible disponibilité des médicaments essentiels au niveau des formations sanitaires publiques. Aucune de ces formations ne dispose de l'ensemble des médicaments retenus pour la prise en charge des maladies prioritaires.

      Cette faible disponibilité est accentuée par de fréquentes ruptures de stocks tant dans les formations sanitaires publiques que dans les entrepôts publics, qui sont dues entre autres à l'absence d'outils de gestion adéquats, d'un système d'approvisionnement et d'une centrale d'achat performante au niveau nationale. La Centrale d'Achat de Médicaments Essentiels (COMEG), qui est chargée d'approvisionner les formations sanitaires publiques n'a démarré ses activités qu'au mois de mars 2006 et n'approvisionne encore que quelques formations sanitaires de Brazzaville.

      Les conditions adéquates de conservation des médicaments ne sont pas respectées. Seules 8% de l'ensemble des formations sanitaires publiques remplissent les huit critères retenus pour apprécier ces conditions à savoir, température, aération, lumière, humidité, rangement, zone d'entreposage à froid, classement et absence de signes de parasites. Aucun entrepôt public ne remplit ces huit critères. Ceci a une incidence considérable sur la qualité des médicaments qui sont dispensés surtout qu'aucun prélèvement n'est effectué en vue d'un contrôle qualité.

      Les schémas thérapeutiques standards ainsi que la liste nationale des médicaments essentiels, bien qu'adoptés et régulièrement révisés ne sont pas suffisamment vulgarisés. Les dernières éditions qui datent de 2006 ne sont pas encore publiées. Ceci a un impact considérable sur l'usage rationnel des médicaments. Les antibiotiques par exemple sont très fortement prescrits même lorsqu'ils ne sont pas recommandés comme dans les diarrhées simples de l'enfant ou dans les insuffisances respiratoires aigues à l'exception des pneumopathies. L'absence de supervisions régulières par les équipes cadres de district accentue ces dérives thérapeutiques.

      Les coûts des traitements restent élevés tant dans le secteur public que dans le secteur privé, bien qu'il existe dans les formations sanitaires dites rationalisées, un ticket modérateur qui permet au patient de bénéficier de la consultation médicale, des examens de laboratoire et des médicaments prescrits. Mais le faible niveau de revenu des populations dans ce contexte de pauvreté ne permet pas toujours de faire face aux frais nécessités par un épisode de maladie. Ce qui fait que l'automédication reste toujours une voie de recours très utilisée avec notamment le recours à un vendeur ambulant.

      C'est ainsi que le Gouvernement avec l'appui des partenaires œuvre à :

      Améliorer la disponibilité des médicaments par:

      • Le renforcement des capacités de la COMEG à approvisionner les entrepôts publics et les formations sanitaires publiques sur l'ensemble du territoire.
      • La dotation des formations sanitaires publiques d'un stock de démarrage permettant de constituer un fond de roulement et d'assurer le renouvellement régulier des stocks.

      Améliorer la gestion des stocks par :

      • La mise en place des outils de gestion adéquats ;
      • L'élaboration et la mise en œuvre d'un plan d'approvisionnement des formations sanitaires publiques ;
      • La formation des personnelles à la gestion des médicaments utilisés dans les formations sanitaires.

      Améliorer l'accessibilité financière aux médicaments par :

      • La poursuite de la rationalisation des formations sanitaires qui vont permettre d'intégrer toutes les charges inhérentes à la gestion adéquate d'un épisode de maladie ;
      • Le renforcement du système de recouvrement des coûts au niveau des entrepôts et des formations sanitaires ;
      • Une étude des prix des médicaments.

      Améliorer la qualité des médicaments dispensés par :

      • L'aménagement des infrastructures chargées du stockage des médicaments dans les entrepôts publics et les formations sanitaires ;
      • La mise en place de procédure pour la réception, le stockage, la manipulation et la dispensation des médicaments dans les entrepôts et formations sanitaires ;
      • La réalisation de prélèvements de médicaments utilisés dans les formations sanitaires pour un contrôle qualité.

      Vulgariser les schémas thérapeutiques standard de la liste des médicaments essentiels

      Former les praticiens à l'utilisation des schémas thérapeutiques standards et à la prescription en DCI

    • Hygiène et assainissement du milieu

      Santé et environnement au Congo

      Le Congo est l'un des pays les plus urbanisés d'Afrique au Sud du Sahara. En effet près de 70% de la population vivent dans les quatre principales villes du pays. Cette urbanisation accélérée se fait, malheureusement au mépris des plans directeurs d'urbanisme et des schémas directeurs d'assainissement. Le Congo est un pays en situation de post-conflit. Après des années de guerre civile à répétition, la situation économique du pays reste marquée par un lourd passif : dette extérieure énorme, infrastructures publiques obsolètes ou détruites par les conflits. En 2005, la population totale du pays était estimée à 3 551 500 habitants, 1 779 300 personnes vivent en dessous du seuil de la pauvreté soit un ratio de 50.1%.

      En dépit de l'importance de son réseau hydrographique et de son abondance pluviométrie, le taux de desserte en approvisionnement en eau de consommation humaine est estimé à environ 69% pour l'ensemble du pays. Le taux de couverture en assainissement collectif est de 24% en milieu urbain. Très peu de ménages disposent des installations sanitaires hygiéniques. En effet, en milieu urbain seulement 9% de ménages disposent de latrines type fosses septiques et 0.5% de ménages en milieu rural.

      La gestion des déchets biomédicaux pose un réel problème de santé publique et d'environnement. L'estimation de la production minimale annuelle de ces déchets est d'environ 341 tonnes pour les hôpitaux, les laboratoires et les CSI à PMA élargie au Congo . Les formations sanitaires ne disposent pas de politique ni de directives de gestion de déchets biomédicaux. Elles n'ont pas pour la plupart de services d'hygiène hospitalière appropriés et organisés. Les déchets solides biomédicaux sont jetés dans des décharges sauvages sans traitement préalable.

      L'exploitation pétrolière off shore et on shore à Pointe Noire et dans ses environs contribue énormément à la pollution de la façade atlantique du Congo et de l'air principalement au niveau du terminal de Djéno, de la raffinerie, des sites d'extraction de la Pointe Indienne et de Kondi ainsi que leurs alentours.

      La pollution atmosphérique est aussi observée pendant les heures de grand trafic automobile et le soir au coucher du soleil. En effet, 90% des véhicules à moteur qui circulent dans le pays sont « des occasions d'Europe » ne disposant pas souvent de pot catalytique ni d'autres dispositifs d'épuration de gaz. Ces véhicules utilisent de l'essence produite par la compagnie nationale de raffinage (CORAF) avec une teneur en plomb égale à 0,10 g/l. En milieu rural, la pollution atmosphérique est le fait du feu pour la cuisson des aliments à l'intérieur et/ou à l'extérieur des habitations, le chauffage et l'éclairage à l'intérieur des habitations, la lutte contre les moustiques et le brûlis pour l'agriculture.

      Du fait de l'insalubrité dans laquelle sont plongées les villes et les villages du Congo, le tableau épidémiologique est dominé par les maladies dues à la dégradation de l'environnement notamment le paludisme qui représente la première cause de morbidité avec 54 % des motifs de consultation dans la population générale en 2002, les infections respiratoires aiguës (IRA) viennent au second rang des motifs de consultation chez les enfants de moins de 5 ans après le paludisme. Au cours de la même année, 1201 cas de pneumonie dont 40 décès ont été notifiés dans les hôpitaux de Brazzaville. Pour les autres infections respiratoires aiguës, 48942 cas dont 321 décès ont été déclarés. En 2003, à Brazzaville, les IRA représentaient dans les CSI, 33% de tous les motifs de consultation et 29,8% des causes de décès enregistrées dans les hôpitaux auprès des enfants de moins de 5 ans. Les maladies diarrhéiques constituent un important problème de santé surtout chez les jeunes enfants. Au cours des trois dernières années, les maladies diarrhéiques sont passées de la deuxième à la troisième cause de consultation dans les formations sanitaires, après le paludisme et les IRA. Une enquête sur les connaissances, aptitudes et pratiques (CAP) réalisée à Brazzaville en 2000, auprès des ménages, a montré une prévalence instantanée de diarrhées de 70,7 cas pour 1000 dont 13 % de diarrhées sanglantes, l'incidence instantanée est de 3,4.

      En 2002, 19 411 cas de diarrhées ont été notifiés, comprenant 55,4 % de diarrhées aiguës, 22,6% de gastro-entérites aiguës, 14,7 % d'amibiases et 7,4 % de shigellose,

      Une épidémie de shigellose avait éclaté dans le département du Niari au cours des deux derniers trimestres de l'année 2004, avec 222 cas et 7 décès. La précarité des conditions d'hygiène et la mauvaise qualité de l'eau de boisson étaient à l'origine de cette épidémie. Les fièvres typhoïdes, les dermatoses et les parasitoses intestinales sont aussi classées parmi les premières causes de morbidité générale.

      Stratégie

      La stratégie du programme repose sur le renforcement des capacités nationales en matière de: (i) formulation et de mise en œuvre des programmes de développement communautaire intégrés, prenant en compte la composante sante de la lutte contre la pauvreté; (ii) promotion des modes de vie sains et de réduction des facteurs de risques pour la sante lies à l'environnement; (iii) formulation et de mise en œuvre des projets de sante et environnement et de décentralisation des programmes d'hygiène, eau et assainissement dans les districts sanitaires.

      Principales activités

      Renforcer les capacités du ministère de la santé et des autres partenaires pour la mise en œuvre des plans stratégiques de la politique nationale santé et environnement

      Promouvoir la participation des relais communautaires dans la lutte contre les vecteurs

      Renforcer les capacités du ministère de la santé et des autres partenaires pour la mise en œuvre des programmes spécifiques de la santé environnementale (gestion des déchets biomédicaux, programmes villes santé, marchés santé, écoles santé, SARAR/PHAST)

      Développer des outils pour la mise en place d'un système d'information santé et environnement

    • Fièvre hémorragique à virus Ebola

      La Fièvre Hémorragique à Virus Ebola est en passe de devenir une endémie dans le département de la Cuvette Ouest.

      Situé dans une zone de forêt au Nord Ouest du Pays, à environ 800 kilomètres de Brazzaville, le département de la Cuvette Ouest compte six (6) Districts (Ewo, Kellé, Mbomo, Okoyo, Mbama et Etoumbi) pour une population estimée à 83 355 habitants. L'accès dans ce département se fait essentiellement par routes impraticables sur de longues distances, et rarement par avion. Les populations vivent essentiellement des produits de chasse et de revenus liés à l'extraction artisanale de l'or.

      Les districts de Mbomo et de Kellé tous deux frontaliers au Gabon sont victimes des épidémies de fièvre hémorragique à virus Ebola à répétition depuis décembre 2001.

      En décembre 2001 a éclaté dans les Districts de Mbomo et Kellé la première épidémie de fièvre hémorragique à virus EBOLA au Congo qui fait 57 cas et 42 décès, soit une létalité de 73,7 %. Cette 1e épidémie avait 2 sources de contamination, une Gabonaise et l'autre autochtone.

      La seconde épidémie débute en octobre-novembre 2002, avec la découverte des primates (gorilles et chimpanzés) trouvés morts dans la forêt. Les villages Yembélangoye et Mvoula dans le district de kellé ont été les points de départ de l'épidémie qui s'est propagée ensuite dans le district de Mbomo. Cette épidémie a causé 143 cas et 128 décès soit un taux de létalité de 89,5%.

      La troisième épidémie s'est déclarée à la mi-octobre 2003, avec l'enregistrement des cas de fièvre associée à la diarrhée sanguinolente, vomissement, anorexie et asthénie intense dans le village de Mbandza, district de Mbomo. Au cours de cette épidémie 35 cas et 29 décès ont été enregistrés soit un taux de létalité de 82,9%

      Difficultés et obstacles rencontrés sur le terrain

      La dernière épidémie remonte au 18 avril 2005 avec l'enregistrement de décès successifs, en une semaine, de trois chasseurs d'un groupe de braconniers de retour de la forêt. Au cours de cette épidémie 12 cas et 10 décès ont été enregistrés. Soit un taux de létalité de 83%. Cette épidémie a été maitrisée rapidement à cause probablement de l'expérience acquise au cours des premières épidémies.

      • les attitudes hostiles des populations, ancrées dans leurs modèles explicatifs sorcellaires de la maladie, créant parfois un climat d'insécurité pour les équipes médicales ;
      • la mobilité des populations ;
      • l'enclavement de certaines zones géographiques touchées par l'épidémie ;
      • l'existence de peu d'infrastructures sanitaires fonctionnelles ;
      • l'insuffisance de personnel, de matériel, d'équipement, de médicaments et de consommables ;
      • les habitudes alimentaires essentiellement axées sur la consommation de viande de chasse ;
      • le manque de moyens de communication ;
      • refus des familles et des malades de se faire prélever.

      Avant l'apparition de ces épidémies, une mortalité anormalement élevée est constatée chez les primates (gorilles, chimpanzés et singes).

      La gestion de ces différentes épidémies s'est heurtée à plusieurs difficultés inhérentes aux contextes socioculturels locaux notamment:

      Au regard des conditions socio-économiques et culturelles des populations et de l'écosystème forestier du département, le risque de réapparition du virus dans la population humaine demeure très élevé.

    • VIH/SIDA

      Le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) est un rétrovirus qui infecte les cellules du système immunitaire, détruisant ou altérant leur fonction. À mesure que l'infection progresse, le système immunitaire s'affaiblit et la personne devient plus vulnérable aux infections. Le stade le plus avancé de l'infection par le VIH est le syndrome d'immunodéficience acquise (SIDA). Cela peut prendre de 10 à 15 ans pour qu'une personne infectée par le VIH développe le SIDA. Les médicaments antirétroviraux peuvent ralentir encore plus le processus. Le VIH se transmet par des rapports sexuels non protégés (anaux ou vaginaux), la transfusion de sang contaminé, le partage d'aiguilles contaminées et entre une mère et son bébé pendant la grossesse, l'accouchement et l'allaitement.

      Selon les données de l’Enquête de Séroprévalence et les Indicateurs du Sida (ESIS) réalisée en 2009 chez les adultes de 15-49 ans , l’épidémie de l’infection à VIH en République du Congo est de type généralisé, avec une prévalence nationale de 3,2%, oscillant d’un département à l’autre entre 1,5% et 4,8%. L’épidémie frappe plus lourdement les femmes, avec 4,1% de prévalence chez les femmes contre 2,1% chez les hommes au niveau national.


      Les hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes constituent l’épicentre de l’épidémie. En effet, les données de l’enquête comportementale de 2017 montrent que la prévalence du VIH au sein de cette catégorie est établie à 41,2%  (contre 26 ,1% en 2012) ; tandis que chez les Professionnelles de sexe (PS), la prévalence du VIH  est passée de7, 5% en 2012 à 8,1% en 2017.  Chez les détenus elle est passée de 8,3% à 3,7% de 2012 à 2017  alors que  chez les Utilisateurs des Drogues Injectables (UDI), les données partielles indiquent une prévalence de 3,0% à Pointe-Noire en 2017.

      Le taux de couverture des adultes sous ARV est actuellement de 25 % et celui des enfants de 15 %. Le taux de rétention du traitement contre le VIH est de 85 % à 12 mois. La couverture de la prévention de la transmission de la mère à l’enfant (PTME) est en hausse (64 % en 2012 contre 22 % en 2009). Toutefois, à cause des ruptures de stock récurrentes, 20 % seulement des femmes enceintes séropositives sont sous ARV (2016). Les décès liés au sida ont augmenté de manière importante, avec une hausse nette de 3 954 cas depuis 2015, bien que le pays enregistre un recul constant depuis 2008. De tels résultats peuvent être imputés aux ruptures de stock fréquentes de médicaments antirétroviraux (ARV) et de réactifs survenues récemment.

      L’appui technique de l’OMS au Congo est axé entre autres sur l'élaboration des lignes directrices générales, de protocoles et modes  opératoires , l’adaptation des  stratégies et des plans d’action de lutte contre le VIH /SIDA , le renforcement de la capacité du pays de générer et d’utiliser systématiquement des informations stratégiques à travers des systèmes nationaux d’information , la fourniture  d’une assistance technique adéquate pour la gestion du programme, la gouvernance, la mise en œuvre et la mobilisation de ressources nationales et extérieures. Ces cinq dernières années, l'OMS a particulièrement intensifié son soutien technique à l'adaptation/révision des directives et des outils de formation en conformité avec les recommandations mondiales. L’OMS  soutient efficacement le pays dans  l’élaboration des notes conceptuelles  pour les subventions  du Fonds mondial de lutte contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme  et  l’achat/obtention des dons  de stocks des antirétroviraux. En 2015, le rôle majeur joué par l’OMS  a permis au Congo de  rembourser, au Fond Mondial  une somme de 1 729 117 euros pour  dépenses inéligibles.

      Contact: Dr Hermann ONGOUO, Chargé du Paludisme, de la Tuberculose et du VIH/SIDA OMS/Congo; Email : ongouoh [at] who.int

    • Activités de vaccinations

      Situation du programme élargi de vaccination au Congo et perspectives

      Le Programme Elargi de Vaccination (PEV), a été mis en place en 1981. L'objectif était et demeure la réduction de la morbi-mortalité liée aux principales maladies évitables par la vaccination.

      A partir de 1986, le PEV a connu une amélioration significative de la couverture vaccinale et réalisé l'objectif de l'immunisation « universelle des enfants » (80% en DTC3) et la réduction des maladies cibles. Ces acquis ont pu être maintenus de 1988 à 1992, grâce à l'engagement du Gouvernement et au soutien de la coopération bi et multilatéral (OMS, UNICEF et l'Association Canadienne de Santé Publique). Cet appui financier a continué jusqu'en 1996.

      Le conflits sociaux et les mouvements de population qui se sont déroulé entre 1993 et 1999, ont fragilisé le système de santé. En effet il s'en est suivi des pertes importantes des acquis des formations sanitaires, parmi lesquelles la destruction de la logistique de la chaîne de froid , la défection et la baisse consécutive des ressources humaines, matérielles et financières, qui ont eu pour conséquences, le ralentissement ou l'interruption des activités de vaccination. Depuis le retour de la paix et la relance des activités de vaccination, on assiste progressivement à une inversion de la tendance, en terme d' augmentation de la couverture vaccinale et de baisse de l'incidence des maladies évitables par la vaccination.

      Un plan pluriannuel 2004 -2008 a été développé. Sa mise en œuvre, dans le cadre de l'approche Atteindre Chaque District (ACD) avec l'appui de GAVI et des partenaires, a permis d'améliorer la mise en œuvre du programme. Les couvertures vaccinales de tous les antigènes sont en nette augmentation, la stratégie Atteindre Chaque District est étendue et mise en œuvre dans tous le pays, l'audit interne de la qualité des données est progressivement entrain d'être mis en place et permet d'améliorer la qualité de celles-ci.

      En 2003, à l'occasion d'un projet sur le renforcement du PEV par l'introduction de la vitamine A, celle ci a été progressivement introduite dans le PEV de routine et à ce jour elle l'est complètement. Il en est de même du vaccin contre la fièvre jaune et de la sécurité des injections depuis 2004 (les seringues autobloquantes ont été introduites dans le PEV de routine).

      Cette relance du PEV et ces innovations réussies traduisent la volonté des autorités nationales avec l'appui de la coopération bi et multilatérale d'œuvrer pour le bien être des populations.

      Le Congo a comme bon nombre de pays adopté la nouvelle Vision Stratégique Mondiale pour la Vaccination (GIVS). Celle-ci vient à point nommé pour le Congo, car après une décennie de fréquents troubles sociopolitiques qui ont affecté le secteur santé en général et le Programme Elargi de Vaccination (PEV) en particulier, des efforts sont entrepris depuis le retour de la paix pour relancer les activités de vaccination

    • Paludisme

      Le paludisme est une maladie fébrile aiguë causée par des parasites du genre Plasmodium et transmis  par des moustiques  femelles  appartenant au genre Anophèles. Au Congo, le vecteur majeur du paludisme est Anopheles gambiae (90%). Quatre espèces différentes causent le paludisme chez l’homme  (P.falciparum, P.Vivax,P. malariae et P.ovale). Parmi elles, P.falciparum et  P.Vivax ont la plus forte prévalence  tandis que P.falciparum est la plus dangereuse.  La principale espèce plasmodiale rencontrée sur l’ensemble du territoire national est Plasmodium falciparum. La transmission du paludisme est permanente dans les localités situées dans les zones de forêts ou le long des forêts galeries qui traversent la savane et saisonnière dans les zones de savane.

      Les signes évocateurs du paludisme comprennent  la fièvre, les maux de tête, les frissons, les céphalées,  les courbatures et les troubles digestifs mineurs (vomissement et diarrhée non répétés), qui apparaissent habituellement entre 10 et 15 jours après la piqûre du moustique. En l’absence de traitement, le paludisme peut rapidement devenir mortel. Les principales interventions pour lutter contre le paludisme sont : (i) la lutte antivectorielle par l'utilisation de moustiquaires imprégnées d'insecticide et  la pulvérisation intra-domiciliaire à effet rémanent de maisons avec des insecticides pour contrôler la population de vecteurs ; (ii) le diagnostic  par des examens parasitologiques (Goutte épaisse, Test de diagnostic rapide(TDR)  et (iii) un traitement efficace avec des médicaments antipaludiques  à base d’artémisinine, ACT.

      Le paludisme est un véritable problème de santé publique  et demeure l’un des obstacles majeurs au développement socio-économique du pays. En effet, elle  est la première cause des consultations (69,8%), d’hospitalisation (64,8 %) et de mortalité (18,4) %). Toute la population est exposée au risque de contracter cette maladie mais les  femmes enceintes et  les enfants de moins de 5 ans constituent les groupes les plus vulnérables. Pour les moins de 5 ans, le paludisme représente 52,8%  des causes de consultation externe, 44,1% des  causes d’hospitalisations et 28% des causes de décès au  niveau des hôpitaux. En 2015, l’incidence du paludisme  est inférieure à 350 cas pour 1000 personnes exposées et le taux de mortalité  inférieur  à 100 décès  pour 100 000 personnes exposées ;  la prévalence parasitaire est globalement  inférieure à 20% avec des disparités selon les départements. a été réduite de 75%.  L’incidence actuelle est inférieure à 350 cas pour 1000 personnes exposées et le  taux de mortalité inférieur à 100 décès pour 100 000 personnes exposées. Les taux de positivité sont respectivement de 61% pour la microscopie et 60% pour les TDR.

      Ces cinq dernières années, avec l’appui de l’OMS, la surveillance du paludisme a été renforcée par la réalisation des tests d’efficacité thérapeutique qui ont  montré  l’efficacité (95%) des deux médicaments de traitement du paludisme en première Arthéméter-Luméfantrine (AL) et en deuxième intentions ARTESUNATE + AMODIAQUINE  (ASAQ) . Une évaluation de la sensibilité des vecteurs du paludisme aux insecticides usuels réalisée dans le pays a révelé la résistance  des vecteurs au DDT (83%), à la permethrine (76%), à la deltamethrine (84%) et la Lambdacyhalothrine (57%). 

      L’appui de l’OMS a permis de mobiliser auprès du Fonds mondial de lutte contre le Sida, la Tuberculose et  le Paludisme  une subvention de 12,660,948 euros pour la campagne  de distribution de moustiquaires. Les documents normatifs ( guide de prise  en charge, politique, Plan stratégique national) ont été actualisés ou élaborés.

      Contact: Dr Hermann ONGOUO, Chargé du Paludisme, de la Tuberculose et du VIH/SIDA OMS/Congo; Email : ongouoh [at] who.int

       

    • Trypanosomiase

      La Trypanosomiase Humaine Africaine (THA), plus communément connue sous le vocable « maladie du sommeil », classée parmi les maladies dites négligées, est en pleine recrudescence au Congo. La maladie frappe les zones rurales, reculées, là où les systèmes de santé sont les plus déficients ou inexistants.

      Les premiers cas de THA au Congo furent détectés en 1896. Entre 1908 et 1920, les foyers furent très étendus et la quasi-totalité de l'Afrique centrale fut atteinte. Durant cette période, d'importantes pertes humaines furent déplorées. Afin des faire face à cette endémie, des secteurs d'hygiène mobiles et de prophylaxie furent crées en 1920.

      Les efforts consentis par les pionniers de la lutte contre ce fléau pendant la période coloniale, à travers les équipes mobiles, bravant les conditions extrêmement difficiles, parcourant plaines et montagnes, savanes et forêts à la recherche des cas et à leur prise en charge, et à la protection des sujets sains par la lomidisation, avaient conduit les pays à maîtriser tous les foyers d'endémie à la veille des indépendances en 1960.

      Pour de multiples raisons, ces acquis n'ont pas été sauvegardés et la majorité des foyers d'endémie de la maladie du sommeil sont à nouveau en pleine reviviscence.

      La maladie touche 5 des 11 départements du Congo à savoir la Cuvette, les Plateaux, le Pool, la Bouenza et le Niari. Les foyers importants sont au nombre de trois :

      • Foyer de la Cuvette qui concerne les districts de Mossaka et de Loukoléla
      • Foyer du couloir qui inclut deux départements Plateaux et Pool. Les districts de Gamboma, de Mpouya, de Makotimpoko et de Ngabé sont les plus atteints
      • Foyer de la vallée du Niari

      L'épicentre de ce foyer se situe dans la Bouenza et principalement dans le district de Bokosongho. Les districts concernés sont les suivants : Bokosongho, Mfouati, Madigou, Nkayes, Nkayi, Loudima et kimongo.

    • Tuberculose

      La tuberculose est une affection bactérienne causée par un bacille appelé mycobacterium tuberculosis ou bacille de Koch (BK). Ce bacille possède l'aptitude particulière de ne pas se décolorer en présence de l'alcool et de l'acide après application de la fuchsine qui colore le germe en rouge d'où son appellation du bacille acido alcoolo résistant (BAAR). L’exposition à la lumière du soleil (5mn) détruit le bacille, mais celui-ci peut vivre plusieurs heures dans l’obscurité. Le bacille peut rester inactif dans les tissus pendant de nombreuses années.

      La transmission se fait par voie aérienne, par des gouttelettes contenant des bacilles et produits par la toux, l’éternuement, en crachant ou en parlant. La source de contamination la plus importante est le patient bacillifère qui tousse (tuberculose pulmonaire). Lorsqu'il  n'est pas  traité, il  peut infecter en moyenne dix personnes par an. Les symptômes les plus évocateurs de la maladie sont la toux supérieure ou égale à 3 semaines, persistante et productive, les expectorations parfois striées de sang et les douleurs thoraciques.  Ces signes sont souvent accompagnés de l’amaigrissement, la fatigue, l'anorexie, la fièvre et la transpiration nocturne.

      La République du Congo est l’un des 30 pays au monde (16 étant en Afrique) les plus touchés par la tuberculose, avec une incidence estimée à 379 cas pour 100 000 habitants (Rapport de l’OMS 2016). La mortalité due à la tuberculose ne cesse d’augmenter depuis 2014 (44, 46 et 49 décès/100 000 habitants en 2014, 2015 et 2016, respectivement). Les efforts déployés pour contrôler la maladie se sont traduits par une augmentation du nombre de cas de tuberculose signalés (10 656 en 2016 contre 9 556 en 2015). Le nombre de cas confirmés par des tests bactériologiques est toutefois passé de 3 687 à 3 693, ce qui correspond à un taux de notification de 229 cas pour 100 000 habitants. Le taux de réussite du traitement a chuté, passant de 80,39 % en 2013 à 69 % en 2016. Le pourcentage de patients perdus de vue s’élève à 15,1 %. Le taux élevé des patients atteints de tuberculose perdus de vue a un impact significatif sur le taux de réussite escompté du traitement. Les ruptures de stock à répétition des médicaments antituberculeux ont une incidence directe sur le faible taux de réussite du traitement.

      Les cas estimés de TB-MR/RR sont de 270 dont seulement 41 cas de TB-MR/RR ont été diagnostiqués et confirmés, parmi lesquels seulement 15 TB-MR sont sous traitement.  Le taux de succès thérapeutique pour les médicaments de 1ère ligne se situe à 71% et les cas de TB connaissant leur statut sérologique  sont de 16% parmi lesquels les TB/HIV co-infectés sous anti rétroviraux étaient de 42%. Le pays a encore des efforts à faire pour diminuer la mortalité et l’incidence afin de s’aligner aux objectifs de développement durable et mettre fin à la TB d’ici à 2035.

      Contact: Dr Hermann ONGOUO, Chargé du Paludisme, de la Tuberculose et du VIH/SDA OMS/Congo; email : ongouoh [at] who.int

    • Santé des adolescents et des jeunes


      Les adolescents  âgés de 10 à 19 ans  sont souvent considérés comme un groupe en bonne santé. Néanmoins, de nombreux adolescents meurent prématurément à cause d'accidents, de violences, de complications liées à la grossesse et d'autres maladies évitables ou traitables. Beaucoup d'autres souffrent de maladies chroniques et de handicaps.

      En outre, de nombreuses maladies graves à l'âge adulte ont leurs racines à l'adolescence. Par exemple, les grossesses précoces et leurs complications, qui contribuent à la mortalité maternelle élevée, au tabagisme, aux infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH, au manque d'activité physique peuvent entraîner une maladie ou un décès prématuré plus tard dans la vie.

      Le Ministère de la santé à travers la Direction Générale de la Population  a appliqué une approche à plusieurs volets pour améliorer la santé des adolescents et jeunes en   renforçant  les capacités institutionnelles de la direction de la santé scolaire et universitaire, en améliorant l’accessibilité, l’offre et la qualité des soins aux adolescents et jeunes  en Renforçant les capacités des jeunes et des adolescents à promouvoir les bonnes pratiques.

      En République du Congo La santé des adolescents et jeunes est caractérisée par (i) la précocité des rapports sexuels (14 ans), (ii) la fréquence élevée  des  grossesses précoces  (12,9%) en 2011, (iii) les mariages précoces (9,4% des  femmes de 25 à 49 ans étaient déjà en union avant l’âge de 15 ans, (iv) le taux de prévalence  élevée d’avortements (23%  en 2011, selon l’EDSC-II), (v) les agressions sexuelles  constituent 2,6% de motifs de consultation aux urgences gynécologiques du CHUB de janvier 2014 en décembre 2015, (vi) les adolescents et jeunes (15 –24 ans) représentent 22% des nouvelles infections à VIH , vii) la fréquence des IST de 8,8% chez les adolescents.

      L'OMS plaide en faveur de la priorisation de la question de la santé des adolescents en tant que programme prioritaire au Congo  avec comme objectifs :  
      •    améliorer l’accès à des informations appropriées  aux besoins sanitaires des adolescents et des

           jeunes
      •    Améliorer de l’accès et de l’utilisation des services de santé par les adolescents et jeunes
      •    Promouvoir un environnement  socio culturel et légal favorable à la santé des adolescents et des

           jeunes
      •    Renforcer la participation des adolescents, des jeunes, des parents et des leaders  

           communautaires dans les processus de développement et de mise en œuvre des programmes en

           faveurs des adolescents
      •    Renforcer  les structures et des procédures appropriées à la gestion des programmes de santé

          des adolescents.
       
      Le cadre de mise en œuvre de toutes ces interventions est la stratégie intégrée pour la santé maternelle, néonatale, infantiles et des adolescents 2018-2022

      Contact: Dr Guy Michel MBEMBA MOUTOUNOU , Chargé des programmes de santé maternelle,

                      néonatale,infantile, des adolescents et des personnes âgées
      OMS/Congo; Email : mbembamoutounoug [at] who.int

    • Santé maternelle, néonatale et infantile

      La santé maternelle et infantile vise l’amélioration de l’état de santé global des femmes et des enfants. Ce champ d’intervention couvre l’ensemble des questions de santé et des comportements psychosociaux chez les femmes enceintes, les enfants et les familles, et ce pendant la grossesse, l’accouchement, le post partum  et au cours des premières années de vie de l’enfant (0 à 6 ans).
       La santé maternelle, néonatale,  infantile et infanto juvénile  (SMNIJ) est l'un des programmes de santé prioritaires en République du Congo. La couverture des services de santé dans la plupart des domaines de la SMNI, y compris la vaccination, la prise en charge intégrée des maladies infantiles et néonatales (PCIMNE ), les soins prénataux les soins obstétricaux et néonataux d’urgence,   et la planification familiale, ont  constamment augmenté au fil des ans. En conséquence, il y a eu une baisse remarquable de la mortalité maternelle, néonatale et infantile  sans atteindre des cibles des OMD. Par ailleurs, des disparités existent dans la couverture des services entre le milieu rural et le milieu urbain, pour des raisons liées entre autres à l'inaccessibilité géographique, l’indisponibilité des services de santé, à la capacité des ressources humaines, à l'infrastructure sanitaire.

      L'objectif 5 du Millénaire pour le développement appelait à l'amélioration de la santé maternelle, avec pour objectif de réduire de trois quarts le taux de mortalité maternelle (TMM) sur la période 1990-2015 et d'atteindre l'accès universel à la santé reproductive d'ici 2015. Le Ministère de la santé à travers la Direction Générale de la Population  a appliqué une approche à plusieurs volets pour réduire la morbidité et la mortalité maternelles et néonatales et infantile  en  renforçant  les capacités institutionnelles pour la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile en améliorant l’accessibilité, l’offre et la qualité des soins de santé maternelle, néonatale et infantile  et en Renforçant les capacités des individus, des familles, des communautés et organisation de la société civile pour promouvoir la santé maternelle, néonatale et infantile.
      Entre 2005 et 2015, les données nationales montrent que la mortalité maternelle, néonatale et infantile  a diminué fortement ,  passant de 781 à 433 pour 100 000 naissances vivantes, la mortalité néonatale de 33 décès pour 1000 NV en 2005 à 21 décès pour 1000 NV en 2015  et la mortalité infanto juvénile de 117 décès pour 1000 NV en 2005 à 52 décès pour 1000 en 2015 .


      L'OMS aide le Congo  à renforcer la capacité du système de santé à fournir des soins adéquats et à accélérer la réduction de la mortalité maternelle et néonatale et infanto juvénile. Le travail consiste à aider le gouvernement à établir des normes et des standards et à adopter des stratégies fondées sur des données probantes comme la gratuité de la césarienne et des autres interventions obstétricales majeures, la promotion des stratégies comme les  soins obstétricaux et néonataux d’urgence, les soins prénatals et prise en charge intégrée des maladies de l’enfant et la planification familiale, l'engagement communautaire et de la société civile  et des  sociétés savantes, le renforcement des capacités des prestataires de soins à travers les  formations continues et en cours de service, le soutien technique au suivi et à l'évaluation des programmes( revue des performance, suivi des tendance et recherche action).
      La cadre de mise en œuvre de toutes ces interventions est la stratégie intégrée pour la santé maternelle, néonatale, infantiles et des adolescents 2018-2022.

      Contact : Dr Guy Michel MBEMBA MOUTOUNOU, Chargé de la santé de la mère, de l’enfant,de l'adolescent et des personnes âgées
      Email : mbembamoutounoug [at] who.int

       

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