Des données fiables pour orienter des stratégies impactantes

Des données fiables pour orienter des stratégies impactantes

Cotonou – Le Bénin vient d’actualiser son tableau de score en matière de santé sexuelle, reproductive et droits connexes (SSRD). Les données consolidées de 2024 font noter une amélioration progressive de certains indicateurs notamment le Ratio de mortalité maternelle intra hospitalier, le ratio de mortalité néonatale, la proportion d’accouchements assistés et la proportion d'écoles secondaires du premier cycle qui dispensent une éducation au VIH et à la sexualité fondée sur les compétences de vie.

Le tableau de score national SSRD est un outil destiné à harmoniser le suivi des engagements nationaux et internationaux en matière de SSRD. Il couvre un large éventail d’indicateurs allant de la santé maternelle, néonatale et adolescente à la prévalence des maladies comme le VIH/sida et le cancer du col de l’utérus, en passant par la planification familiale, les méthodes modernes de contraceptives ou encore l’accouchement assisté par un personnel qualifié. Sont également pris en compte les données sur les mutilations génitales féminines, les mariages précoces, les violences basées sur le genre ainsi que les dépenses de santé relatives à la SSR.

L’actualisation de la carte score permet de disposer des données fiables pouvant orienter les stratégies afin d’accélérer la réduction des taux des mortalités et de converger vers les cibles des Objectifs de développement durable.

Pour cet exercice, le Bénin a bénéficié de l’appui de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui reste engagée en faveur de la santé sexuelle et reproductive. Le processus d’actualisation a été clôturé par un atelier national de consolidation des données qui s’est tenu 09 avril 2026. La rencontre a mobilisé des acteurs du niveau central et départemental afin de structurer une première version consolidée du tableau de score. 

Pour l’OMS, la prise de décision fondée sur des données probantes est la pierre angulaire de la santé publique. Les politiques doivent être guidées par la science, les données et la recherche plutôt que par des considérations de convenance. Comme le souligne le ministre de la Santé, le Professeur Benjamin Hounkpatin : « la volonté du gouvernement est de fonder les politiques publiques sur des données factuelles et des évaluations indépendantes, afin de mieux orienter les décisions et de renforcer la résilience de notre système de santé ».

Par ailleurs, l’activité contribue au renforcement des capacités des équipes départementales, notamment sur les exigences méthodologiques et les bonnes pratiques liées au suivi SSRD, consolidant ainsi les bases pour un système de suivi performant et aligné sur les priorités nationales.
 

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Kayi Lawson

Chargée de communication 
Bureau régional pour l'Afrique
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