12 fevrier 2001 -- La vie de la femme présente des moments de grande vulnérabilité nutritionnelle : la prime enfance, l'adolescence, la période de grossesse et la durée de l'allaitement.
En Afrique, un grand nombre de femmes connaissent un état nutritionnel précaire en raison de l'insuffisance chronique en apports alimentaires souvent depuis leur naissance et des activités physiques intenses demandant énormément d'énergie. La sous-alimentation affaiblit les capacités de la femme durant la grossesse, perturbe le développement du futur nouveau né et peut rendre l'accouchement difficile.
En Afrique, une femme sur cinq est malnutrie et on compte en moyenne 4 à 8 accouchements par femme durant la vie. Les femmes passent 35 à 50 % de leurs années de procréation (15-45 ans) à répondre aux obligations de la grossesse, de l'accouchement et de l'allaitement maternel. Tous ces efforts nécessitent des apports accrus en aliments énergétiques et autres nutriments indispensables comme le fer et les vitamines.
Les problèmes de la nutrition maternelle sont aggravés par la pauvreté des ménages qui tend à s'accroître. L'insécurité alimentaire chronique, les grossesses précoces et rapprochées, les infections répétées depuis le jeune âge constituent des causes directes des problèmes alimentaires et nutritionnels de la mère.
Face à cette situation, que faire? Des réponses simples, sous-tendues par un engagement fort permetrait de résoudre le problème. Il s'agit principalement :
Tant que la nutrition de la femme et de la jeune fille ne sera pas adéquate, les femmes continueront à donner naissance à des bébés de faible poids, ce qui constitue un facteur de risque de mortalité infantile. De même la mortalité maternelle sera encore pus élevée en Afrique si la sous-alimentation et la malnutrition persistent. Réaliser une meilleure alimentation de la femme permet de sauver de vies et de renforcer le développement du pays.
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Dr Noraogo André Ouedraogo