12 fevrier 2001 -- L'exposition fréquente à la fumée de l'environnement ou le tabagisme passif est extrêmement nuisible pour les non-fumeurs. Le foetus, le nouveaux-né, le nourrisson, les malades et les personnes âgées sont particulièrement vulnérables à ce tabagisme involontaire.
Cette exposition cause chez les non-fumeurs les mêmes effets les mêmes maladies que chez les fumeurs à savoir : le cancer du poumon, les toux chroniques, l'irritation des yeux, les emphysèmes, l'aggravation de l'asthme. Les passagers d'avion constituent une catégorie de personnes qui sont souvent exposées involontairement à la fumée de l'environnement de tabac surtout lorsqu'il était à la mode de fumer partout, même dans les toilettes.
Mais, depuis 1996, suivant les recommandations de l'OMS et d'autres partenaires, l'Organisation Internationale de l'Aviation Civile a recommandé à ses membres de déclarer leurs vols non-fumeurs. L'application de cette mesure a considérablement réduit les risques d'exposition involontaire des passagers d'avion à la fumée des cigarettes et des cigares. Cela est valable aussi bien sur les vols domestiques qu'internationaux. Malheureusement, cette mesure n'est pas appliquée par toutes les compagnies dans les pays.
Par ailleurs, dans les aéroports, il n'est pas rare de voir sur les murs des salons d'attente des passagers, de grandes affiches vantant les vertus de telle ou telle marque de cigarette. A côté de ces affiches, on peut aussi voir de petits auto-collants annonçant qu'il est interdit de fumer dans ces endroits. Le comble de la confusion est qu'au bas de ces auto-collants, se trouvent disposés également des cendriers invitant les fumeurs à y déposer leurs déchets de cigarette.
Il serait donc souhaitable que les agences chargées de la gestion des aéroports se concertent et adoptent une position sans équivoque sur leur rôle dans la protection des passagers non-fumeurs de l'exposition involontaire à la fumée de tabac. Cette mesure permettrait de lever les contradictions multiples que l'on observe actuellement dans plusieurs aéroports africains par rapport à la protection des voyageurs non-fumeurs contre les comportements souvent discourtois des fumeurs.
Les autorités chargées de gérer les aéroports doivent mettre en place un mécanisme de renforcement de la politique de protection des non-fumeurs en veillant strictement à ce que personne ne fume dans les salons et halls d'attente, au niveau de l'enregistrement des passagers et lors de la collecte des bagages au niveau des ceintures roulantes. Par ailleurs, la publicité du tabac sous toutes ses formes doit être bannie dans les aéroports. Les Etats ont aussi un rôle important à jouer par rapport à la problématique du tabagisme passif.
Eduquer la population sur les risques liés à l'exposition involontaire à la fumée du tabac est un des moyens de réduire la prévalence des fumeurs dans les communautés. Respirer un air pur et sain est le droit de tout citoyen, et il doit être respecté. C'est pourquoi, tous les lieux publics doivent être des lieux sans tabac.
Il est de la responsabilité des Etats de mettre sur pied ces programmes de sensibilisation et d'éducation. Il y va aussi de la responsabilité des Etats de s'assurer que l'industrie du tabac mette fin à ses duperies des populations concernant les effets néfastes du tabagisme passif sur leur santé. La publicité mensongère sur le tabac doit être combattue.
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Mr. Lardja Sanwogou